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L’imprévisibilité de la réception
cinématographique : mises en jeux
de l’engagement spectatoriel

Benjamin Lesson

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Résumé
: Dans la poursuite des théories de Walter Benjamin et de Stanley Cavell, il apparaît que le caractère imprévisible de la narration, du regard du spectateur, et de la réception collective du film, font partie prenante de la médiation cinématographique. Certains films rendent particulièrement manifestes ces imprévisibilités : ils modifient en partie les habitudes narratives et/ou de projection et rompent ainsi les automatismes de leur « réception » – nous dirons qu’ils font « bug ». Citizen Kane (Orson Welles, 1941) produit un « bug volontaire de perception ». The Rocky Horror Picture Show (Jim Sharman, 1975) a été, quant à lui, l’objet d’un « bug d’appropriation ». Avatar (James Cameron, 2010) et The Last Call (Jung Von Matt, 2010) – deux films exploitant les nouveaux dispositifs numériques – s’inscrivent dans le même sillage. Ils réactualisent les enjeux de ces « bugs ». Comprendre ce qui produit, dans ces exemples, la tension des structures habituelles du spectacle cinématographique, nous permettrait de repérer des traits caractéristiques de la médiation cinématographique ainsi que de nouveaux modes de son imprévisibilité.

Disciplines : Études cinématographiques, Sciences de l’Information et de la Communication

Mots-clés : esthétique du cinéma, médiation cinématographique, réception du film

Plan :
- Citizen Kane et Avatar : la part d’imprévisibilité dans le regard
- The Rocky Horror Picture Show et The Last Call : la part d’imprévisibilité dans la réception collective

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Pour citer cet article
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Benjamin Lesson, « L’imprévisibilité de la réception cinématographique : mises en jeux de l’engagement spectatoriel », Réel-Virtuel, n°4, « Du dispositif à l’imprévu », 2013.
http://reelvirtuel.univ-paris1.fr/index.php?/revue-en-ligne/4-lesson/
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Présentation de l’auteur
: Benjamin Lesson est docteur en Sciences de l’Information et de la Communication. Ses recherches posent le cinéma comme une forme de médiation culturelle permettant au spectateur de rencontrer une culture et d’y prendre place. Le cinéma pointe ainsi une manière d’être dans le monde, avec les autres : il offre une grille de compréhension du monde et de la sociabilité à travers ses représentations et leurs mises en spectacle. À partir de cette hypothèse, ses différents travaux s’attachent à circonscrire l’expérience cinématographique sous ses aspects esthétiques, éthiques et politiques.

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